Des militants et élus issus de l'immigration déplorent une absence de mesures concrètes en faveur des quartiers.
Des militants et élus issus de l'immigration déplorent une absence de mesures concrètes en faveur des quartiers.
L'ÉQUIPE de Ségolène Royal en a fait un argument de campagne. Contrairement à Nicolas Sarkozy, disent les proches de la candidate socialiste, Ségolène Royal « est chez elle » en banlieue. Ainsi était-elle à Pantin mardi, après Vaulx-en-Velin le 8 mars, et sa-medi elle sera à Villeurbanne, au Parlement des banlieues.
Mais au sein du Parti socialiste, ça râle. Des militants et des élus issus de l'immigration ou représentant les quartiers sensibles, comme ceux du groupe Prairial 21, se sont étonnés de ne pas trouver dans le « pacte présidentiel » d'approche globale des problèmes des quartiers, ni même les mesures concrètes pour la lutte contre les discriminations qu'ils attendaient.
À Villepinte, en février, le passage du discours de Ségolène Royal où elle promettait, la main sur le coeur, de faire pour les jeunes de banlieue ce qu'elle faisait pour ses propres enfants, a été diversement apprécié chez les principaux intéressés.
« Qu'est-ce qu'on met derrière les discours ? »
« C'est du carnaval ! », s'insurge Chafia Mentalecheta, membre du conseil national du PS et de Prairial 21. « Je veux bien que l'on fasse des discours pleins d'émotion. Mais qu'est-ce qu'on met derrière ? Comment est-ce qu'on repense l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, que fait-on pour le logement, comment fait-on évoluer les zones franches ? », demande-t-elle.
Quant à la « République mé-tissée » prônée par Royal, elle ne fait pas non plus l'unanimité. « D'un côté, nous avons la République métissée, de l'autre le discours sur l'identité nationale de Sarkozy : aucun des deux n'est acceptable. Nous sommes pour la République tout court », affirme l'élue socialiste.
Les militants de Prairial 21 avaient déjà écrit à Ségolène Royal pour l'alerter le 19 février dernier. Aucune réponse. Ils ont renouvelé leur démarche le 19 mars. En vain. « Elle a externalisé le traitement des banlieues », en traitant avec des associations au fort potentiel médiatique comme AC le feu, qu'elle a rencontrée à Clichy-sous-Bois, « aux dépens des élus de terrain », regrette un membre de Prairial.
Ils ont donc décidé d'interpeller non plus seulement Ségolène Royal, mais aussi les autres candidats. Ce matin, ils tiennent une conférence de presse pour expliquer leur démarche, avant un dîner débat samedi, auquel ils ont invité des représentants des principaux candidats, « pour faire du lobbying, pas du communautarisme ».
Mais au sein du Parti socialiste, ça râle. Des militants et des élus issus de l'immigration ou représentant les quartiers sensibles, comme ceux du groupe Prairial 21, se sont étonnés de ne pas trouver dans le « pacte présidentiel » d'approche globale des problèmes des quartiers, ni même les mesures concrètes pour la lutte contre les discriminations qu'ils attendaient.
À Villepinte, en février, le passage du discours de Ségolène Royal où elle promettait, la main sur le coeur, de faire pour les jeunes de banlieue ce qu'elle faisait pour ses propres enfants, a été diversement apprécié chez les principaux intéressés.
« Qu'est-ce qu'on met derrière les discours ? »
« C'est du carnaval ! », s'insurge Chafia Mentalecheta, membre du conseil national du PS et de Prairial 21. « Je veux bien que l'on fasse des discours pleins d'émotion. Mais qu'est-ce qu'on met derrière ? Comment est-ce qu'on repense l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, que fait-on pour le logement, comment fait-on évoluer les zones franches ? », demande-t-elle.
Quant à la « République mé-tissée » prônée par Royal, elle ne fait pas non plus l'unanimité. « D'un côté, nous avons la République métissée, de l'autre le discours sur l'identité nationale de Sarkozy : aucun des deux n'est acceptable. Nous sommes pour la République tout court », affirme l'élue socialiste.
Les militants de Prairial 21 avaient déjà écrit à Ségolène Royal pour l'alerter le 19 février dernier. Aucune réponse. Ils ont renouvelé leur démarche le 19 mars. En vain. « Elle a externalisé le traitement des banlieues », en traitant avec des associations au fort potentiel médiatique comme AC le feu, qu'elle a rencontrée à Clichy-sous-Bois, « aux dépens des élus de terrain », regrette un membre de Prairial.
Ils ont donc décidé d'interpeller non plus seulement Ségolène Royal, mais aussi les autres candidats. Ce matin, ils tiennent une conférence de presse pour expliquer leur démarche, avant un dîner débat samedi, auquel ils ont invité des représentants des principaux candidats, « pour faire du lobbying, pas du communautarisme ».
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