Paris Maghreb Infos (un service de PlaNet DZ - www.planet-dz.com) lance le débat sur la présidentielle 2007.
L'objectif que nous poursuivons est de présenter et de clarifier les propositions des candidats en relation avec les préoccupations des franco-maghrébins : politique de la ville, lutte contre les discriminations, immigration, coopération avec le Maghreb, politiques de visas, paix au Moyen-Orient, identité nationale, ...

Nous souhaitons vous permettre de mieux apprécier les positions des candidats sur des questions qui nous paraissent essentielles et dont nous tiendrons compte pour nous déterminer.
Pour cela, nous accueillons toutes les informations, articles, réactions, commentaires, prises de positions sur les positionnements des candidats liés à nos préoccupations

 

Paris Maghreb Infos ne prendra bien sûr position en faveur d'aucun candidat. Nous veillerons cependant à présenter les positions des principaux candidats sur les thèmes que nous jugeons importants, quitte à les interpeller dans les prochains jours si leurs orientations ne sont pas clairement exposées.

Nous publierons dans 30 jours un tableau récapitulatif qui synthétisera les positions des principaux candidats sur les thèmes jugés prioritaires par les franco-maghrébins.

A VOS CLAVIERS

LE DEBAT EST OUVERT!
L'équipe de paris Maghreb Infos 

 

Jeudi 22 mars 2007

Bonjour,
Bravo pour votre initiative de participation au débat sur la présidentielle
2007. Dans ce cadre, je vous transmets, ci-joint, un extrait de la revue
"Altermed, la Méditerranée autrement" publiée ce mois ci par les éditions
non lieu, présentant une lettre ouverte au (à la) futur(e) Président(e)
consacrée aux dossiers urgents en Méditerranée.
Cordialement. Smaïl Goumeziane, directeur de la revue.


Lettre ouverte À M ou Mme. le (la) futur(e) Président(e) de la République Française

Nous sommes à quelques mois de votre élection et rien, ou pratiquement rien, n?est explicitement inscrit dans votre programme en direction de la Méditerranée. Tout juste parle-t-on ici de "promouvoir la coopération en Méditerranée" ou là d?envisager une "Union méditerranéenne". C?est, vous le reconnaîtrez, bien mince eu égard aux fractures qui traversent toute la région et aux formidables attentes des populations en termes économiques, politiques, sociaux et environnementaux. Mais, je reste persuadé qu?il est encore temps d?intégrer quelques objectifs majeurs à votre programme, tant il est vrai que, de toutes façons, à un moment ou à un autre de votre mandat, la Méditerranée s?invitera à l?Élysée avec son lot de problèmes à régler, plus ou moins complexes, plus ou moins dramatiques. Certains de ces problèmes sont récurrents et j?aimerais, si vous le permettez, les présenter succinctement sous la forme de cinq dossiers.

Le dossier moyen-oriental

Trois aspects, fortement imbriqués, le constituent : le conflit israélo-palestinien ; la tension permanente entre Israël et le Liban ; la guerre en Irak. Sur ces trois aspects, il est évident que le poids diplomatique et militaire des États-Unis, sous le pouvoir républicain, ne facilite guère la recherche de solutions adaptées aux besoins des populations (de toutes les populations) de la région. Il n?empêche, pour ces raisons, l?Europe en général, et la France en particulier, devraient renforcer leur présence diplomatique au Moyen-Orient, et privilégier les solutions négociées et pacifiques pour régler les problèmes, dans le strict respect des légitimités démocratiques en place, et dans le droit à la terre, à la paix et à la liberté pour tous les peuples de la région. Car, il ne fait aucun doute qu?à travers les conflits qui perdurent au Moyen Orient, c?est toute la Méditerranée, voire la planète qui est en danger. L?histoire récente le montre une fois de plus : les conflits engendrent les conflits, et il n?est pas possible d?imposer la démocratie et la liberté de l?extérieur par voie militaire, encore moins par la domination. Le dialogue des armes doit impérativement céder la place à l?arme du dialogue. C?est dire que votre action devra conforter les dynamiques de paix fondées sur la négociation, lorsqu?elles existent, ou les restaurer que ce soit en Palestine, en Israël, au Liban ou en Irak. Car, à l?évidence, les bombardements, les attentats-suicides, la répression, le terrorisme, ne font guère de différences entre un enfant palestinien, un enfant israélien, un enfant libanais ou un enfant irakien. Bien sûr, cette action diplomatique est difficile à mener, et extrêmement sensible. Et il faudra beaucoup de courage et de ténacité à celui ou à celle que vous chargerez de cette mission au Quai d?Orsay. Raison de plus pour la mener avec détermination, quitte à prendre, çà et là, le risque de déplaire, pour cette noble cause, aux amis arabes, aux amis israéliens et aux amis américains. Pour être concret, votre quinquennat s?honorerait s?il pouvait contribuer, d?ici 2012, à obtenir :

--  la relance et l?achèvement des pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens, et la création de l?État Palestinien libre et démocratique ;

- - le retrait total des troupes de la coalition d?Irak et la pacification du pays par l?organisation d?élections réellement démocratiques et libres dans le pays.

Le dossier de l?adhésion de la Turquie à l?Union européenne

Bien que l?Union ait décidé d?ouvrir les négociations avec la Turquie pour sa future adhésion, le doute, les hésitations, les non-dits, les silences, voire le rejet, semblent s?être imposés tout au long de la campagne présidentielle laissant l?opinion bien perplexe en France, mais aussi en Turquie. Bien sûr, une telle adhésion n?est pas simple et pose bien des difficultés à l?Europe et à la Turquie qu?il faudra lever. C?est bien pour cela que sont menées des négociations, qui dureront plusieurs années. Mais, là aussi, la question n?est plus de savoir s?il faut oui ou non accepter l?adhésion de la Turquie à l?Europe - seuls quelques extrémistes de droite en France et des nationalistes en Turquie y sont encore opposés - mais de savoir sous quelles conditions, comment et quand. Ainsi compris, le débat est d?une autre nature. Il ne s?agit plus de se positionner sur le terrain des tenants de la xénophobie, de l?islamophobie et du "choc des civilisations", mais sur celui de l?union dans la diversité basée sur le respect des valeurs démocratiques et de liberté pour tous. L?enjeu est de taille. Il dépasse même la Turquie et l?Europe. Il a déjà valeur d?exemple, au moins à l?échelle de la Méditerranée. En effet, au-delà de l?impact économique et politique de l?adhésion sur la Turquie et l?Europe, un tel processus, l?intégration économique et politique d?un pays de tradition musulmane, constitue l?une des perspectives les plus enthousiasmantes pour les populations concernées. En cette année 2007, le monde musulman, notamment au sud et à l?est de la Méditerranée, se trouve face à cette alternative :

-- le processus d?adhésion de la Turquie à l?Union européenne, qui envisage le développement économique, la démocratisation d?une société musulmane et l?expansion des libertés de sa population, par une intégration pacifique, progressive et patiente à un espace développé, avec ses normes économiques, politiques, sociales et environnementales ;

- - le processus de "démocratisation militaire" de l?Irak qui envisage le développement et l?expansion des libertés pour le peuple irakien par l?intervention armée et l?occupation. Un processus qui a fait, à ce jour, des centaines de milliers de victimes (notamment des femmes et des enfants) et plus de 3 200 morts dans les rangs de l?armée américaine, dans un pays désormais exsangue économiquement et au bord de la guerre civile.
À l?évidence le processus initié par l?Union européenne correspond davantage à la soif de liberté et de progrès dans la paix qui s?exprime majoritairement tant dans le monde musulman que dans les opinions publiques turque et européennes. C?est d?ailleurs pour cela que l?Union est convaincue que sa "norme en termes de démocratisation et de libéralisation politique" est porteuse d?avenir. Aussi réaffirme-t-elle "sa conviction qu?une Turquie, moderne, démocratique et séculaire?, peut jouer un rôle constructif et stabilisateur en encourageant la compréhension entre les civilisations, et entre l?Union européenne et les pays de la région qui entourent la Turquie, plus particulièrement le Moyen-Orient."
Dans cette perspective, votre quinquennat s?honorerait de contribuer, par une action soutenue et décisive au sein de l?Union, à faire progresser ces négociations de sorte à rendre, au plus tard en 2012, une telle adhésion irréversible.

Le dossier des Balkans

Ce dossier semble se concentrer sur deux aspects : l?organisation des processus d?adhésion des pays concernés à l?Union ; le règlement juridique des effets désastreux de la guerre en Yougoslavie. En matière d?adhésion, certains pays ont déjà rejoint l?Union (Slovénie, Bulgarie, Roumanie) ou seraient sur le point de le faire (Croatie). Il n?empêche, si l?on n?y prend garde, le processus risque de s?enliser pour certains des autres pays du fait des dégâts immenses causés par la guerre. Ceux là, notamment la Bosnie-Herzégovine, ont besoin d?un accompagnement particulier sur cette voie prometteuse de l?adhésion, tant les destructions humaines et infrastructurelles ont été lourdes. Dans ce domaine, la France pourrait jouer un rôle moteur tant en matière économique et financière qu?en matière sociale. Ses ONG qui connaissent bien la région pourraient être mobilisées en ce sens. Comment ne pas parler, aussi (et surtout) de la "province autonome" du Kosovo, probablement le premier facteur de la guerre civile yougoslave, toujours sous administration de l?ONU et sous la protection de l?OTAN. Depuis les 20 et 21 février 2006, des négociations, sous l?égide de l?ONU, ont débuté afin de déterminer son nouveau statut. Mais, il ne faut pas se leurrer, la situation est loin d?être stabilisée. Bien sûr, depuis la capitulation de la Serbie en 1999, les Serbes ont pour la plupart quitté la province, laissant la place au retour des populations d?origine albanaise. Mais, depuis la mort (le 21 janvier 2006) du président Ibrahim Rugova (élu en 1992 dans l?ex-République du Kosovo), et celle, plus récente (11 mars) du président serbe Slobodan Milosevic (pendant sa détention et son procès au TPIY), des craintes resurgissent car les nationalistes Serbes demeurent profondément attachés à une région qu?ils considèrent comme le berceau de leur foyer national, et les Kosovars exigent un Etat indépendant qu?ils seraient prêts à défendre les armes à la main, avec d?autant plus de détermination que nombre de maquis de l?UCK (l?armée de libération du Kosovo) sont encore en place et que l?exemple tout proche du Montenegro est là : celui-ci vient, le 3 juin 2006, de proclamer son indépendance de la Serbie, suite à un référendum organisé en ce sens le 21 mai.
Les négociations pourraient aussi être "polluées" par la décision en demi-teinte prise par la CIJ (Cour Internationale de Justice), plus haute instance judiciaire de l?ONU, dans le procès en génocide intenté par la Bosnie à la Serbie pour le massacre de Srebrenica (8 000 morts) lors de la guerre de 92 à 95. Le 26 février 2007, la CIJ vient de qualifier juridiquement de génocide les massacres perpétrés à Srebrenica, mais décharge l?État Serbe de la responsabilité du massacre. La Serbie a donc été blanchie de toute responsabilité juridique directe pour le génocide en Bosnie. Cependant, la cour a estimé que la Serbie n?a pas empêché le génocide des musulmans de Bosnie, ni puni les auteurs de ce génocide. Il faut donc tout faire pour éviter un nouveau conflit ou des tensions au Kosovo et dans la région. Aussi, votre quinquennat aura, là aussi, fort à faire pour faire aboutir les négociations entamées et aboutir, le plus rapidement possible à un statut clair garantissant au peuple kosovar et à leurs voisins paix, stabilité et développement.

Le dossier des migrants

La question des migrants, de leur circulation et de leur vie dans l?espace européen constitue également un enjeu essentiel pour les prochaines années. Avec, dès le départ, une contradiction fondamentale, ne serait-ce que d?un point de vue économique : d?une part, l?Union en général, et la France en particulier ont besoin d?un afflux massif de main d??uvre étrangère, que la population vieillissante de l?Europe ne peut fournir, et la tendance devrait se poursuivre ; d?autre part, l?Union affiche depuis plusieurs années maintenant une politique migratoire des plus restrictives, pilotée, le plus souvent par les ministères de l?intérieur, avec les drames que l?actualité ne cesse de nous rappeler, dans les détroits de Syrte ou de Gibraltar, dans les camps de rétention, dans les quartiers les plus insalubres des grandes villes lors d?incendies d?immeubles ou d?hôtels, ou encore lors d?expulsions de familles contraintes à occuper illégalement des logements? Cette gestion sécuritaire des flux migratoires, s?agissant d?hommes, de femmes et d?enfants qui fuient, le plus souvent, le mal développement ou le despotisme, pour tenter de vivre plus décemment n?a, bien évidemment, donné aucun résultat positif. Elle a, pour l?essentiel, favorisé le développement des réseaux de passeurs clandestins, multiplié les situations irrégulières, et permis, en Europe, à toute une économie souterraine (ayant pourtant pignon sur rue) de fleurir sur le dos d?une main d??uvre au noir corvéable comme au "bon vieux temps" de l?esclavage. Au mépris des droits humains et sociaux les plus élémentaires. Permettant à toute une série d?hommes et de femmes politiques de discourir à merci sur les dangers que feraient prendre ces étrangers à la nation, les rendant responsables du chômage endémique provoqué tout autant par l?ultralibéralisme que par les hésitations, les doutes, voire les renoncements, d?une gauche "molle" tétanisée par la puissance de la mondialisation ultralibérale. Fabriquant ainsi le terreau sur lequel les extrémismes de tous bords ont pu se développer au risque de créer des ruptures irrémédiables au sein de la population. À plusieurs reprises, la sonnette d?alarme a été tirée : Sangatte, Cachan, émeutes des banlieues? Rarement elle fut entendue.
Aujourd?hui, les problèmes sont toujours là, malgré les tentatives bien timides menées avec les pays d?origine pour "juguler" le problème, notamment la "Conférence ministérielle euro-africaine sur les migrations" qui s?est tenue à Rabat en juillet 2006.
C?est dire que votre quinquennat devra prendre à bras le corps ce dossier qui constitue une véritable poudrière humaine. Il s?agira, notamment, de renoncer à l?idéologie sécuritaire et répressive qui oriente encore les politiques migratoires, notamment à "l?externalisation" de l?asile et des contrôles aux frontières, à la criminalisation des migrations ainsi qu?à toute loi raciste, xénophobe ou discriminatoire. Dans cette perspective, il faudra prendre, avec courage, diverses mesures essentielles pour garantir :

- - la refondation des politiques migratoires sur la base du respect des droits humains, d?une réelle égalité des droits des personnes vivant sur un même territoire et de la régularisation des migrants sans papiers ;

--  la suppression des visas de court séjour, de toutes les entraves posées à la sortie d?un territoire, et la justification détaillée des refus de visas d?établissement avec une stricte symétrie des conditions africaines et européennes de délivrance de ce type de visas ;

- - l?application complète et sincère de tous les instruments de protection internationale afin de ne pas réduire le droit d?asile à une simple fiction ;

- - la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, son intégration dans les lois nationales, la ratification des conventions de l?Organisation Internationale du Travail, et notamment les conventions 143 et 97 ainsi que leur mise en ?uvre.

Le dossier du partenariat euro-méditerranéen

Le partenariat euro-méditerranéen, engagé en 1995 sous le vocable de "Processus de Barcelone", devait aboutir à créer, en Méditerranée, "une ère de stabilité et de progrès partagé". Dix ans plus tard, en 2005, le bilan fut loin d?être élogieux. Malgré quelques succès, menés dans le cadre d?accords d?association avec plusieurs pays de la Méditerranée, il a fallu se rendre à l?évidence : point de stabilité et point de progrès partagé. Pourtant, la nécessité d?un partenariat privilégié entre l?Union européenne et ses voisins du sud et de l?est de la Méditerranée est plus que jamais d?actualité. L?Union semble l?avoir compris, notamment depuis le lancement, en 2004, par les États-Unis du projet de "Grand Moyen Orient". Mais, elle reste prisonnière d?une vision pour le moins étriquée du partenariat. On parle désormais d?une "Politique européenne de voisinage (PEV)", comme pour rassurer ces voisins du sud frustrés de ne pouvoir adhérer à l?Union.
Il n?est, bien évidemment, pas question de passer d?une politique de voisinage à une entrée pure et simple de ces voisins du sud dans la maison Europe. Mais faut-il pour autant rester frileux. Forte de son expérience historique d?union puis d?intégration, l?Union européenne, (tout en poursuivant son processus d?élargissement à l?est, y compris la Turquie) pourrait contribuer très utilement à la construction d?une véritable "Communauté Méditerranéenne".
En effet, à l?horizon de votre quinquennat, c?est-à-dire en 2012, qu?en sera-t-il de la nouvelle zone de libre échange qui fonctionnera avec les pays du sud de la Méditerranée. Sera ce suffisant ? N?y aura-t-il plus d?autres perspectives plus attrayantes de rapprochement que cette Europe des marchés et de la sécurité ? Ce sera, convenez-en bien maigre pour contenir les besoins et les espoirs de populations méditerranéennes en manque de démocratie, de libertés, de travail, d?école, de logement?
On le sait maintenant, marchés plus sécurité ne règlent rien. Pour obtenir une paix durable et une prospérité partagée il faut d?abord de la démocratie et des libertés. Ce sont là les meilleurs moteurs d?une croissance durable dont les fruits seraient équitablement partagés. Des peuples opprimés, soumis à toutes sortes de violences plus ou moins aveugles, sans libertés et bâillonnés dans leur écriture ou leur parole ne pourront jamais contribuer au développement de la région, encore moins profiter de ses richesses. Le partenariat ne peut continuer de s?inscrire dans cette alternative qui serait incontournable pour les pays du Sud : théocratie ou despotisme. Le partenariat doit afficher clairement son objectif d?aider à l?émergence de processus authentiques et internes de démocratisation et d?expansion des libertés. Il ne peut y avoir de liberté économique sans liberté politique pour tous. Il faut donc en identifier les potentialités locales, soutenir par des mesures concrètes leurs actions, aider à leur organisation et à leur visibilité. Et peut-être même aller, comme le suggère certains, jusqu?à "doter la politique euro méditerranéenne de l?Union d?un secrétariat politique où seraient représentés les pays des rives sud et est", de sorte à déboucher, à terme, sur une véritable "Communauté méditerranéenne". En d?autres termes, substituer à l?horizon, plus ou moins risqué, d?une simple zone de libre échange comme fondement du partenariat euro méditerranéen, une "Communauté Méditerranéenne" conçue comme une vaste de zone de libertés et d?échanges de toutes sortes (économiques, politiques, culturels,?) constituée librement par les 29 pays de la zone. Quel formidable partenaire cela constituerait pour l?Europe ! Alors, pourquoi ne pas profiter de votre quinquennat pour mettre en marche ce projet fabuleux ?

Voilà, Monsieur ou Madame le (la) Président(e), les principaux dossiers relatifs à la Méditerranée, qu?il me paraît essentiel d?intégrer à votre programme quinquennal. Ils sont lourds et difficiles, mais incontournables. Pour ces raisons, soyez rassuré(e), des milliers et des milliers de personnes sont prêtes à se mobiliser autour de vous et dans tous les milieux pour les faire avancer pour plus de paix et de libertés pour tous. Très respectueusement.

Smaïl GOUMEZIANE

par Smail Goumeziane publié dans : EUROMED
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