Paris Maghreb Infos (un service de PlaNet DZ - www.planet-dz.com) lance le débat sur la présidentielle 2007.
L'objectif que nous poursuivons est de présenter et de clarifier les propositions des candidats en relation avec les préoccupations des franco-maghrébins : politique de la ville, lutte contre les discriminations, immigration, coopération avec le Maghreb, politiques de visas, paix au Moyen-Orient, identité nationale, ...

Nous souhaitons vous permettre de mieux apprécier les positions des candidats sur des questions qui nous paraissent essentielles et dont nous tiendrons compte pour nous déterminer.
Pour cela, nous accueillons toutes les informations, articles, réactions, commentaires, prises de positions sur les positionnements des candidats liés à nos préoccupations

 

Paris Maghreb Infos ne prendra bien sûr position en faveur d'aucun candidat. Nous veillerons cependant à présenter les positions des principaux candidats sur les thèmes que nous jugeons importants, quitte à les interpeller dans les prochains jours si leurs orientations ne sont pas clairement exposées.

Nous publierons dans 30 jours un tableau récapitulatif qui synthétisera les positions des principaux candidats sur les thèmes jugés prioritaires par les franco-maghrébins.

A VOS CLAVIERS

LE DEBAT EST OUVERT!
L'équipe de paris Maghreb Infos 

 

Dimanche 1 avril 2007

Bayrou fait un tabac en banlieue

PHILIPPE GOULLIAUD.
 Publié le 14 mars 2007
Actualisé le 14 mars 2007 : 15h55

À Saint-Denis, le candidat centriste s'est démarqué de Nicolas Sarkozy sur le thème de l'immigration.

 
« BAYROU président, Bayrou président. » Hier, à Saint-Denis, au coeur du « 9-3 », François Bayrou a reçu un véritable accueil de rock star, après avoir pris le RER à la Gare du Nord, à Paris, dans une cohue indescriptible. Même effervescence dans la rue piétonne de Saint-Denis, qui conduit à la basilique où sont enterrés les rois de France. Les Dyonisiens de tous âges et de toutes origines se pressent autour de lui, l'applaudissent, l'interrogent sur l'immigration, l'égalité des chances, l'Afrique.
 
Désormais, beaucoup ne s'adressent plus à lui comme à un petit candidat sympathique, mais comme à quelqu'un qui, à leurs yeux, a désormais des chances d'être le prochain président de la République.
 
Cette journée en Seine-Saint-Denis, à Saint-Denis, Épinay-sur-Seine, Rosny puis Drancy, marque-t-elle une nouvelle étape dans la campagne du président de l'UDF, qui poursuit sa percée dans les sondages ? Il y a, en tout cas, « un vrai phénomène entre l'homme François Bayrou et le peuple », observe le député UDF de Nice, Rudy Salles. Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, est confiant : « Ça ne s'arrêtera pas. »
 
« La même histoire que Chirac en 1995 »
 
François Bayrou, lui, se souvient de la campagne victorieuse de Jacques Chirac en 1995. « C'est la même histoire », dit-il. À l'époque, Édouard Balladur, soutenu par tous les notables de la majorité, paraissait devoir l'emporter sans coup férir sur le maire de Paris. Mais celui-ci a inversé la tendance, en menant une campagne de proximité avec une petite équipe unie autour de lui.
 
« Lui, au moins, il vient nous voir », « Monsieur le président, on n'attend que vous », « bonne chance », « il est mieux qu'à la télé », « ne nous oubliez pas quand vous serez à l'Élysée ». À Saint-Denis, vieille municipalité communiste, François Bayrou a engrangé les témoignages de sympathie et les encouragements. « La chaleur avec laquelle ils manifestent leur confiance est émouvante et im-pressionnante », confiait le candidat, qui assure que, malgré les sondages, il va savoir garder « la tête froide ». « Nous sommes là pour le lui rappeler », ajoutait sa directrice de campagne, Marielle de Sarnez.
 
Ces hommes et femmes de milieux populaires ne sont pas sûrs de voter Bayrou au premier tour, mais ils se réservent de le faire, le cas échéant, « pour faire bloc » contre Nicolas Sarkozy. Car le ministre de l'Intérieur est souvent désigné comme l'adversaire numéro un par les habitants de Saint-Denis. « Sarkozy nous a humiliés en parlant de racaille. Lui, il ne peut pas venir ici », résume une femme d'origine algérienne.
 
François Bayrou en profite pour dénoncer une fois de plus la proposition de Nicolas Sarkozy de créer « un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale ». « Quand on a un minimum de souvenirs de l'Histoire de France, quand on veut un pays apaisé, on ne fait pas un amalgame de ces deux mots », dit-il. « La première chose à faire, c'est de ne pas dresser les gens les uns contre les autres en leur faisant croire que la nation est menacée », ajoute-t-il. « Le devoir d'un président de la République, c'est de faire vivre les Français ensemble. »
publié dans : BANLIEUES
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Dimanche 1 avril 2007

 

 

Banlieues: Bayrou renvoie dos à dos PS et UMP

Après les violences de la gare du Nord, François Bayrou a fait de la "question des banlieues" l'axe essentiel du discours qu'il a tenu à Nîmes. Le candidat de l'UDF a renvoyé dos à dos Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur un sujet qu'il a jugé en déshérence depuis 25 ans

es banlieues s'invitent une nouvelle fois dans la campagne. Au lendemain des accidents de la gare du Nord, François Bayrou a renvoyé le PS et l'UMP à leur bilan, jugeant les deux partis responsables de la "dégradation des banlieues".

Priorité à l'éducation
Le candidat centriste a souligné l'échec des gouvernements successifs qui, "depuis 25 ans", ont fait preuve, selon lui, de laxisme dans ce dossier. "Les conséquences ont des causes. Il faut soigner les causes et cicatriser les conséquences. La France doit se reconstruire dans les banlieues qui sont le signe de son échec", a-t-il ajouté.

Bayrou s'est prononcé pour une "réimplantation d'un Etat de proximité", dont l'école serait le pivot à travers un "pacte républicain" avec les enseignants pour mener une "révolution dans le domaine de l'éducation". "Il faut soutenir l'école et non pas en faire un bouc émissaire de toutes nos difficultés. L'égalité des chances, c'est le calme, la discipline, la sécurité dans les enseignements scolaires", a-t-il dit.

Crise d'identité
"Je suis mal à l'aise quand des candidats à l'élection présidentielle, pour gagner des voix, nous présentent la France comme un pays profondément déstabilisé dans son identité", a affirmé Bayrou. "C'est la République qui fait la nation. Pas l'inverse. Il est incroyable que ce soit moi, candidat du centre, qui doive le rappeler à la gauche française", a-t-il ajouté.

par LEXPRESS.fr publié dans : BANLIEUES
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Dimanche 1 avril 2007

Banlieues : Bayrou
se démarque de Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 20.03.2007 | 12:00

 

Invité de Skyrock, le candidat centriste est revenu sur l'utilisation du terme "racaille" par le ministre de l'Intérieur, estimant qu'il avait "marqué profondément" les habitants des cités.

François Bayrou a saisi l'occasion de son passage sur la radio musicale Skyrock, lundi 19 mars, pour se démarquer encore plus de son rival de l'UMP, Nicolas Sarkozy, en particulier sur la question des banlieues.
"Je ne partage pas du tout sa vision des choses", a déclaré le candidat UDF à l'élection présidentielle.
"On n'a jamais été proches, on n'a pas du tout la même façon de voir la vie", a assuré François Bayrou, qui a appartenu au même gouvernement que Nicolas Sarkozy dans les années 1990.
Longuement interrogé, comme le fut le président de l'UMP quelques jours auparavant, sur les problèmes des quartiers défavorisés, François Bayrou a estimé que là résidaient "les problèmes les plus durs".

"Les mots sont des armes"

"La France ne pourra pas aller bien si (la banlieue) ne va pas mieux", a-t-il dit.
Les propos de Nicolas Sarkozy, notamment le terme "racaille" utilisé pour désigner les délinquants, ont "marqué profondément" les habitants des cités "parce qu'ils se sont sentis visés", a dit François Bayrou, qui s'est rendu plusieurs fois en banlieue parisienne durant sa campagne.
"Les mots sont des armes. Un président de la République, ça doit être juste dans ses mots", a-t-il souligné.

Pour un retour des services publics

Hostile au CV anonyme, François Bayrou a jugé "intéressante" l'idée de certaines associations de proposer aux entreprises d'employer des jeunes issus des banlieues en garantissant leur formation. Il a plaidé pour un retour dans les quartiers des services publics, "pas seulement sécuritaires".
L'ancien ministre de l'Education nationale a réitéré son souhait de donner priorité à l'école et proposé de mettre des "aides surveillants" supplémentaires dans les cours de récréation, mais pas en classe, comme l'avait proposé la candidate socialiste Ségolène Royal.

"Prévention efficace" contre la drogue 

Concernant l'usage de cannabis, François Bayrou s'est prononcé, comme Nicolas Sarkozy, contre la dépénalisation tout en jugeant inadaptée la loi actuelle -qui punit l'usage du cannabis d'une peine de prison et de 3.000 euros d'amende.
"Si je suis élu président de la République, j'aimerais qu'on se réunisse pour faire de la prévention efficace", a-t-il dit.
Bien qu'"un peu tout fou" lorsqu'il était adolescent, François Bayrou a affirmé n'avoir jamais touché à la drogue.
Interrogé par un auditeur sur les problèmes des sans-papiers, François Bayrou a jugé qu'il fallait rendre "plus sincère" le parcours vers la naturalisation.
"Au bout d'un certain temps la naturalisation devrait être facilitée", a dit le député béarnais, qui a redit son hostilité à l'idée de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.
"L'identité nationale, c'est ce qui nous rassemble et pas ce qui nous sépare", a-t-il souligné.

Fan de Bénabar

Interrogé sur ses goûts musicaux, François Bayrou a dit apprécier les chanteurs Bénabar, Vincent Delerm, Olivia Ruiz et le slameur Abd al-Malik.
Ségolène Royal, avec qui François Bayrou a dit n'avoir "jamais eu de conversation", sera mardi l'invitée de Skyrock.
A l'approche des élections, la radio a lancé une campagne, "Bouge ton vote", pour inciter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales.

(Avec Reuters)

par Nouvel obs / Reuters publié dans : BANLIEUES
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Dimanche 1 avril 2007
 

 

Identité nationale : oui, mais…
Eclairage de François Durpaire, historien et président de l’Institut des Diasporas Noires Francophones
Dossier France : élection présidentielle 2007

http://www.afrik.com/article11459.html

samedi 31 mars 2007

Le 8 mars 2007, Nicolas Sarkozy proposait la création d’un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale ». L’important, ce ne sont pas les mots, mais bien le contexte qui les entoure. Le fait de créer de l’identité, c’est-à-dire de vouloir former du même, est en soi loin d’être condamnable. Il faut cependant se départir des dérives de l’identité exclusive : est-on Français à l’exclusion de toute autre appartenance ?

 

Il y a bien injonction d’allégeance exclusive à l’égard de la France  : Jean-François Copé, porte-parole du gouvernement et maire de Meaux, regrettait que l’un de ses administrés lui ait demandé un espace sur les papiers administratifs pour préciser qu’il était aussi marocain... Si les Etats-Unis, premier pays d’immigration au monde, n’ont pas besoin d’un ministère de l’identité américaine pour que les Américains se sentent Américains, c’est que la diversité de la population y est clairement assumée. Quant au Canada, il associe l’immigration à la citoyenneté. Le ministère canadien, à l’échelle fédérale, a pour nom « Citizenship and Immigration ». L’Ontario s’est doté d’un « ministère des affaires civiques et de l’immigration ».

 

On peut opposer la proposition de Nicolas Sarkozy, formulée au singulier, et le ministère québécois « de l’immigration et des communautés culturelles ». Ce pluriel menace-t-il l’unité ? En 1991, une enquête donne la réponse : les Canadiens s’identifient d’abord comme Canadiens plutôt qu’à leurs groupes ethniques d’origine. A l’inverse, soumis à l’injonction d’intégration, nombre de jeunes Français accentuent par réaction leur origine et se revendiquent seulement « maliens » ou « algériens ». Autre différence notable : l’Ontario a également crée un commissaire à l’équité, dont le but est « d’éliminer les obstacles auxquels les nouveaux arrivants sont confrontés ». Ne faudrait-il pas également proposer en France la création d’un grand ministère de « l’identité nationale et de la lutte contre les discriminations » ?

 

Comment adapter la carte d’identité à l’identité à la carte ?

 

Quant au lien établi entre « identité nationale » et « immigration », là encore, c’est l’arrière plan idéologique qui pose problème. Juste avant de proposer le nom de ce nouveau ministère, le candidat Sarkozy évoquait dans la même phrase la limitation du regroupement familial et la lutte contre la délinquance des mineurs. Quelques jours plus tard, lors des affrontements de la Gare du Nord, on confondait à dessein immigration et insécurité. L’opposition simpliste entre la logique de responsabilité et la logique d’éthique interdit de penser l’immigration de manière pragmatique. Aucun camp n’envisage les immigrants comme des aiguillons de la croissance économique, comme les conditions de la réussite du pays.

 

L’immigration contemporaine, à l’ère des transports rapides et des technologies de communication, ne doit pas être pensée à la lumière des migrations européennes de la première moitié du XXe siècle. L’horizon des migrants s’étend désormais au-delà des frontières nationales. Le choix entre pays d’accueil et retour au pays est devenu caduque. Plutôt que de rentrer au pays, le jeune Français sénégalais vivant à Lille a le plus souvent comme projet de rejoindre un frère vivant à Londres ou à Montréal. Dans des familles devenues transnationales, les individus intègrent le monde dans leurs projets professionnels. Avoir plusieurs passeports permet d’aménager des intérêts dans plusieurs Etats. Cette nationalité fonctionnelle irait à l’encontre de l’allégeance affective réclamée par certains : «  La France , aimez-la ou quittez-la ».

 

Face à ces nouvelles réalités, émerge la demande d’une citoyenneté post-nationale, qui permettrait de disposer des droits politiques dans les territoires que l’on contribue à développer. Comment adapter la carte d’identité à l’identité à la carte que se composent les migrants au gré de leur parcours de vie ? Aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a pris la mesure de la place qu’aurait pu tenir dans ces débats les populations et territoires à même de nous faire sortir de l’hexagonie, comme les Caraïbes qui, ainsi que le rappelle Daniel Maximin, « ont toujours montré que l’on peut bâtir une identité plus largement délimitée que la carte d’identité. » [2].

 

François Durpaire enseigne l’histoire nord-américaine à La Sorbonne et préside l’Institut des Diasporas Noires Francophones. Son dernier ouvrage, « France blanche colère noire » (chez Odile Jacob), compare la manière dont est gérée la diversité en France et en Amérique du Nord. Son prochain article, pour la revue Mouvements, porte sur l’émergence d’un « mouvement des droits civiques » à la française.

 

 

par François Durpaire publié dans : IDENTITE NATIONALE
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Samedi 31 mars 2007

Nicolas Sarkozy a promis reconnaissance et aide aux Harkis

LEMONDE.FR avec Reuters | 31.03.07 | 17h41  •  Mis à jour le 31.03.07 | 17h41

Nicolas Sarkozy a promis samedi aux anciens supplétifs musulmans de l'armée française en Algérie, les Harkis, et à leurs familles de reconnaître la responsabilité de l'Etat français dans le sort douloureux qui a été le leur. Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, qui n'a de cesse de fustiger la "repentance systématique" qui "nourrit la honte d'être français", a fait exception devant une centaine de représentants de Harkis reçus à son QG de campagne.

"RÉBELLION INDÉPENDANTISTE"

"Je veux rendre hommage aux soldats que vous fûtes. Des soldats qui ont combattu dans l'armée française contre la rébellion indépendantiste de 1954 à 1962", a-t-il dit. "La nation a un devoir moral envers vous." "Si je suis élu président de la République , je veux reconnaître officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre de Harkis", a-t-il ajouté, répondant ainsi à une des principales revendications de cette communauté.

 Selon lui, 60 000 musulmans français avaient été massacrés entre les accords d'Evian de mars 1962, qui mirent fin à la guerre proprement dite, et l'indépendance algérienne, en juillet 1962. Seulement 10 % du million de Harkis qui s'étaient placés sous la protection de l'armée française avaient pu s'établir en France entre 1962 et 1968, toujours selon lui. La France compte près d'un million de Harkis.

 "Je le dis : la France , en quittant le sol algérien, n'a pas su empêcher les massacres (...) Les Harkis ne sauraient demeurer les oubliés d'une histoire enfouie. Ils doivent désormais prendre toute leur place dans notre mémoire", a-t-il ajouté. Nicolas Sarkozy s'est engagé à créer, s'il est élu, une "fondation pour la mémoire sur la guerre d'Algérie", qui serait dirigée par des rapatriés et participerait au financement d'événements, d'ouvrages et de films et à la promotion des harkis et de leurs enfants.

 ACCUEIL "INDIGNE" EN FRANCE

 Le candidat de l'UMP, qui s'exprimait en présence du ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mekachéra, a d'autre part estimé que l'accueil des Harkis rapatriés en France après la guerre d'Algérie avait été "indigne". Il s'est engagé à faire profiter ces Français musulmans et leurs descendants de la "discrimination positive" qu'il promet d'instaurer en faveur des secteurs de la population les plus défavorisés, notamment en matière de formation, d'accès à l'emploi, au logement et aux fonctions et postes politiques.

 " La France ne serait pas la France sans ces dizaines de milliers de travailleurs harkis qui ont participé à notre croissance. Ces travailleur sont aujourd'hui devenus des modèles de courage et d'intégration", a souligné Nicolas Sarkozy. Il a d'autre part dit "rêver" de "relations apaisées entre les deux rives de la Méditerranée ".

 "Respectons toutes les victimes de la guerre d'Algérie", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a promis de continuer à travailler à l'amélioration de la circulation des personnes entre la France et l'Algérie, autre revendication des Harkis. "Si je suis élu, je m'attacherai à ce qu'aucune discrimination ne soit possible entre citoyens français sur ces questions de circulation", a-t-il dit. Nicolas Sarkozy a enfin condamné l'"islamophobie", qui "ne s'explique pas" mais "se combat". "Quand en France on menace un musulman (...) c'est la République qu'on menace", a-t-il dit. "Il n'y a rien de plus semblable qu'un antisémite et qu'un islamophobe. Tous deux ont le même visage, celui de la bêtise."

 

 

 

par Le Monde / Reuters publié dans : HARKIS
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